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Presse « L’espèce humaine »

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http://akeza.net/atome-a-la-3e-edition-du-festival-buja-sans-tabou/

file:///C:/Users/Utilisateur/Desktop/Rwandair%20Inzozi%20Magazine%20September%202017%20by%20Inzozi%20Magazine%20-%20issuu.html

http://www.rba.co.rw/post/Atome-yerekanye-umukino-udasanzwe-ushingiye-ku-gitabo-Lespece-Humaine

http://allafrica.com/stories/201706290182.html

http://www.humanite.fr/des-pepites-de-la-pensee-antelmienne-pour-mieux-resister-600366

http://www.force-ouvriere.fr/l-espece-humaine-se-fait-entendre-a-montreuil

http://www.rfi.fr/emission/20160301-diogene-ntarindwa-resistant-ame

https://npa2009.org/idees/culture/theatre-lespece-humaine

 

 

FLASH HEBDO – par Claire Balerdi (25 novembre 2016)

Humains Combats

(…) Est-on moins homme aussi quand on rentre des camps ? La question est posée dans les écrits de Robert Antelme à son retour de Dachau. Est-on moins homme enfin quand on est le bourreau ? «Il n’y a pas des espèces humaines, il y a une espèce humaine » nous dit Anthelme, qui démontre la commune appartenance des uns et des autres à la même espèce. Banalité du mal, décryptage de la mécanique génocidaire, le dispositif théâtral de L’espèce humaine se passe d’artifices pour rester centré sur le texte. Avec le politologue Olivier Le Cour Grandmaison, déjà présent sur la Mise en procès du Code Noir, la Compagnie Monsieur Madame a fait de la manière dont on écrit l’histoire officielle un de ses chevaux de bataille.

Comment la France traite-t-elle ses immigrés ? A l’heure où des milliers de personnes n’ont d’autre choix que l’exil, quelle place leur réservons-nous ?

(…) Maylis Bouffartigue remet le théâtre au cœur des enjeux d’aujourd’hui : peut-il encore être un lieu partagé où se construit le vivre ensemble de demain ?

LE CLOU DANS LA PLANCHE – par Suzanne Beaujour (26 novembre 2016)

« Un point culminant de l’histoire des hommes. »

La Compagnie Monsieur Madame propose un travail théâtral soucieux de croiser la réalité du public, aussi ce dernier est-il souvent placé dans la situation d’y croiser son reflet. Le discours y est politique, tant du point de vue du message que de l’expérience. Trajectoires et constellations humaines de tous bords et de toutes origines ont été mises en scène. Après Tria Fata, L’espèce humaine est donc à l’évidence, pour la compagnie, l’occasion renouvelée de porter un regard actuel sur l’histoire de l’Homme (…) Nous sommes donc mis en situation d’entendre, toujours avec des oreilles neuves, ce témoignage. La mise en espace est humble, pudique tant que suggestive : le noir sur le plateau dessine des espaces d’ombre où chacun projette le texte en imagination. Se découpent alors grâce à un travail de lumière très recherché, mais efficace et subtil, des « zones » où les extraits vivent un instant, de retour à eux-mêmes, dans une mémoire portée par Diogène Ntarindwa et Maylis Bouffartigue.

Des bancs ferment le plateau en un grand cercle où des miroirs projettent le reflet des comédiens sous toutes les faces. Le regard s’y retrouve, s’y perd ou y croise celui d’un comédien au fil des extraits. Récits, descriptions, analyses, confidences, moments poétiques, la variété des moyens de toucher et de raconter employées par Antelme est impressionnante et répond à la difficulté déjà évoquée de croiser la mémoire sensible avec la réalité ou l’imagination des auditeurs. Le jeu répond parfaitement à cette variation : suggestif et gestuel, usant de l’écho de cette grande salle, plus intimiste et jouant de l’ombre portée d’un corps soudain étiré, devenu à la fois géant et étique, puis invitant le spectateur à fermer les yeux pour entendre le souffle ou le silence des nuits d’angoisse et de questionnement, ou simple lecture à la lumière d’une petite lampe ; l’espace est occupé alternativement de jardin à cour, du fond à l’avant-scène pour prendre la totalité des positions d’écoute et donner à mesurer les intensités variées du texte. C’est un travail corporel intense dans lequel il faut apprécier non l’aspect éparpillé, mais la mise en perspective d’une temporalité du doute et de la ténacité (autre leçon). On ne peut qu’être pris par la force des regards brûlants de froid, de faim, ou de haine, et à la fois vacants, aveugles ou fuyants, par l’humanité qui est exprimée ici ; enfin tâcher de s’y retrouver, au pied du mur, face à une réalité qui nous éclaire sur les temps présents.

RADIO CANAL SUD – par Marie-Madeleine Dutrain (26 novembre 2016)

Maylis Bouffartigue, comédienne et metteure en scène, fort bouleversée par la lecture du livre témoignage de Robert Anteime, L’espèce humaine, a décidé de le porter sur scène. Sacrée gageure parfaitement réussie toute en retenue et force.

Dans une mise en scène sobre mais efficace, un comédien et une comédienne nous livrent ce témoignage poignant profondément humain, nourri d’une réflexion intense et d’une analyse percutante.

Certes, Robert Antelme décrit toute l’horreur dont les hommes sont capables mais aussi toute la dignité et la grandeur d’âme qu’ils arrivent à préserver. C’est en ce sens que L’espèce humaine s’avère un ouvrage lumineux nimbé d’espoir.

Il devient urgent de faire découvrir ce texte. C’est ce défi que relève la Compagnie Monsieur Madame.

Michel Mathieu       Directeur Théâtre Le Ring, Toulouse

Nous avons accueilli en résidence la Compagnie Monsieur Madame pour une mise en scène d’extraits du livre de Robert Antelme, L’espèce humaine. On redira premièrement que ce texte est sans doute le plus profond écrit sur l’univers concentrationnaire, dans ce qu’il implique pour notre être intime lors des expériences aussi extrêmes qui impliquèrent aussi bien victimes et bourreaux. La portée philosophique du récit prend appui sur descriptions et anecdotes qui l’ancrent dans le réel et donnent à la réflexion d’Antelme sa limpidité irréfutable.

Le travail théâtral de Maylis Isabelle Bouffartigue qui met en scène des extraits de cet ouvrage, arrive à mettre en relief à la fois l’émotion, l’intelligence, la dureté du témoignage avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. Ici pas d’effets superflus, pas d’apitoiements faciles, mais une déposition qui nous interroge, spectateurs, à la bonne distance, celle de l’affrontement clairvoyant avec nos monstres.

Cette mise en lumière des différents aspects du texte avec des extraits choisis par Maylis Bouffartigue ainsi que le politologue, philosophe Olivier Le Cour Grandmaison est menée par les deux acteurs et sert avec clarté la pensée d’Antelme. De part sa présence, le choix de la distribution en Diogène Ntarindwa, auteur Rwandais, fait sens.

Les représentations organisées pour les scolaires ont révélé combien ce texte pouvait, dans cette version scénique, ébranler et interroger positivement les jeunes générations qui le découvraient.

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